Quatre survivants sont interrogés. Une enquête est menée par une inconnue qui s’intéresse particulièrement à la disparition des espèces et essaye de comprendre comment la situation en est arrivée là. Apparemment chargés de la survie de la faune, ces hommes ont échoué dans leur mission. Mangés, morts à cause de mauvaise gestion, mauvaises conditions de vie, surexploitation, enjeux politique, tués pour leurs vêtements ou pour le simple plaisir, les animaux restants représentent un nombre ridicule. Un drame grinçant et drôle sur le comportement humain, inconscient de ses crimes, jamais rassasié et toujours obsèdé par son confort et sa supériorité.

« Qu’il soit social, politique ou raisonnable, l’homme est avant tout animal. » Aristote, l’avait déjà bien compris : les limites entre animalité et humanité sont parfois floues. La relation que l’être humain entretient avec l’animal est en effet variée : entre amour et haine, sacralisation et exploitation.

Mais ce qui reste est une domination sans partage. On a creusé un fausset qui nous sépare et qui nous propulse au sommet de la chaine alimentaire. L’homme et l’animal sont pourtant intrinsèquement liés et lorsque le premier tente de l’oublier, le second le lui rappelle.

Ce moment tragique d’extinctions massives des espèces met en évidence les innombrables relations dont dépendent les êtres de cette planète.

Explorer théâtralement la part animale qu’il y a dans chacun de nous, réfléchir aux liens que nous entretenons avec les animaux, voilà le but de notre travail. Nous voulons nous demander ce que signifie donner une voix aux autres êtres vivants, permettant de rendre visibles les liens qui nous unissent et de tisser des autres.

Avec : Joris Laduguie, Gabi Mercado, Thomas Niklos et Antoine Toulemonde

Création collective dirigée par: Katarzyna Kurzeja

Collaboration intellectuelle: Richard Louis

Photos: Ashley Herrenschmidt-Moller